Parmi les médias partenaires de ce projet, France Médias Monde, sous la tutelle du gouvernement via le ministère de la Culture, France Télévisions, télévision d’Etat, également actionnaire de France Médias Monde. Du côté de la presse écrite, on trouve – entre autres – Libération, qui fait partie comme BFM TV, I24 News et L’Express du groupe Numéricable SFR. Mais aussi Le Monde, propriété de Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, Les Echos, La Provence et La Voix du Nord.
Si l’enchevêtrement des acteurs privés et étatiques est pour le moins complexe, voire illisible, le principe du dispositif de surveillance est plus simple : les utilisateurs de Facebook pourront signaler un contenu qui leur paraît faux ou non conforme. Les médias partenaires se saisiront ensuite des «posts» incriminés remontés au site CrossCheck.
Si deux médias faisant partie du dispositif jugent que le contenu est fautif – qu’il s’agit donc de «fake news», Facebook les marquera d’une bannière d’avertissement. Le géant de l’internet se serait par ailleurs engagé à régler ses algorithmes de partage et de «ranking» afin de limiter la diffusion desdites «fake news».
Des étudiants comme «fact checkers»
Et c’est à une équipe d’étudiants en journalisme, explique encore l’AFP, qu’incombera la tâche de résumer et remettre «dans leur contexte chaque allégation». Ces futurs journaliste, recrutés au CFJ – une des écoles reconnues par la profession – et à Sciences Po, bénéficieront en outre d’une formation dispensée par Google, avec les conseils de leurs aînés de l’Agence France presse. «La vérification des faits a toujours été au cœur de notre travail», souligne un certain Grégoire Lemarchand, responsable des réseaux sociaux à l’AFP, qui se cite ainsi elle-même et rappelle la raison d’être même d’une agence de presse.
«On a tout intérêt à se serrer les coudes et à travailler ensemble sur ces questions», explique la directrice de l’information de l’AFP, Michèle Léridon, avant de prévenir : «La concurrence entre les médias n’est pas de mise lorsqu’il s’agit de lutter contre la désinformation et la manipulation. Entre post-vérité et complotisme, le cœur de notre métier est attaqué, nous devons riposter ensemble.»
Avec francais.rt




