A l’arrêt depuis plusieurs semaines, la plateforme qui permet l’exploitation pétrolière des champs de Benguela, Belize, Lobito et Tomboco, regroupés au sein du complexe BBLT, a récemment été le théâtre d’un incident ayant fait plusieurs victimes.
Un incendie survenu mardi 20 mai sur la plateforme offshore Benguela Belize (BBLT) située sur le bloc 14, au large de l’Angola, soulève des incertitudes pour la multinationale pétrolière américaine Chevron, qui opère le site. L’événement pourrait retarder la reprise des opérations, initialement prévue pour fin mai, à l’issue d’une phase de maintenance annuelle programmée depuis le début du mois.
Avec les inspections techniques annoncées, tout prolongement des travaux repousserait la remise en service de l’installation, avec des répercussions possibles sur les flux d’exportation. Selon les données de Global Data, la plateforme dispose d’une capacité de production pouvant atteindre 220 000 b/j. Bien que le pic de production du complexe ait été franchi dès 2007 et que plus de 80 % des réserves récupérables aient été extraits, l’actif reste rentable et devrait le rester jusqu’en 2038.
Dans un contexte où l’Angola s’efforce de maintenir une production proche de 1,1 million de b/j, toute perturbation sur cette infrastructure, même vieillissante, peut peser sur les revenus de l’État comme sur les performances opérationnelles de Chevron.
Le dernier bilan communiqué par Chevron fait état de 17 blessés, dont 4 graves, et une personne portée disparue. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine de l’incendie et évaluer l’étendue des dégâts.
Jusqu’ici, la multinationale ne s’est pas exprimée sur la suite de ses opérations après cet événement. Réagissant à ce dernier, l’Agence nationale pour le pétrole, le gaz et les biocarburants (ANPG) a assuré de « son engagement en faveur du bien-être de la population et s’efforce de garantir une communication efficace et transparente avec toutes les parties prenantes ».







