Vie et carrière politique
Née le 1er décembre 1937 à Riga (Lettonie), Vaira Vike-Freiberga fuit l’occupation soviétique avec ses parents en 1945 et se réfugie en Allemagne, au Maroc puis au Canada. Après un doctorat de psychologie obtenu en 1965 à l’Université de McGill (Montréal), elle enseigne à l’Université de Montréal pendant 3 ans. Professeur et chercheur renommé, Mme Vike-Freiberga devient membre et dirigeante de plusieurs comités canadiens académiques et gouvernementaux, et d’organisations scientifiques nationales et internationales.
Lorsqu’elle revient à Riga en 1998, Mme Vike-Freiberga est nommée présidente de l’Institut letton. Devant l’impossibilité d’élire un président au premier tour en 1999, le Parlement letton la désigne comme candidate de compromis. Connue pour sa sensibilité de centre droit bien que non affiliée à un parti politique du Parlement, la candidate est ainsi élue, avec le soutien des sociaux-démocrates, pour un mandat de 4 ans.
La présidente de Lettonie met alors en œuvre un rapprochement avec l’OTAN et l’Union européenne, auxquels elle adhère en 2004. Elle instaure également une politique d’ouverture avec l’ancien occupant russe.
Réélue en 2003, elle apporte son profond soutien à la guerre en Irak. En 2005, elle est nommée ambassadrice spéciale pour la réforme de l’Organisation des Nations Unies (ONU), puis candidate officielle pour le poste de Secrétaire général de l’ONU en 2006.
Engagement européen
La Lettonie désormais membre de l’Union européenne, Mme Vike-Freiberga poursuit l’intégration du pays, en signant les accords de Schengen et en entamant les procédures d’adhésion à la zone euro.
Son intérêt pour l’Europe se poursuit après son second mandat. Membre du European Council on Foreign Relations, Vaira Vike-Freiberga accède à la vice-présidence du Groupe de réflexion sur l’avenir de l’Europe 2020-2030. Ce « groupe des sages » doit formuler des recommandations pour construire le projet européen à l’horizon 2020. Celles-ci seront proposées au premier semestre 2010 lors d’un Conseil européen extraordinaire.
A la demande du Premier ministre letton, Mme Vike-Freiberga accepte en octobre 2009 d’être candidate à la présidence du Conseil européen, suscitant un important support en sa faveur, notamment en ligne. Ses partisans soulignent son engagement européen, sa capacité à créer le consensus, le nombre de langues (5) qu’elle maîtrise couramment, le nombre de distinctions honorifiques qu’elle a reçues (dont le Prix Hannah Arendt 2005 pour la pensée politique et la médaille von Hayek 2009 pour la promotion de la liberté et du libre-marché), et enfin le manque de femmes aux postes clés de l’Union européenne. De son côté, Mme Vike-Freiberga reproche alors le manque de transparence des institutions européennes dans sa nomination, et se déclare prête à être auditionnée par les chefs d’Etats et de gouvernements.







