Le nouveau directeur de la BCC sera secondé par les deux vice-gouverneurs actuels. Ils devront poursuivre les réformes engagées pour améliorer la gouvernance et l’efficacité de la Banque centrale.
En République démocratique du Congo (RDC), André Wameso Nkwaloki (photo) est nommé gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), d’après une ordonnance présidentielle rendue publique le mercredi 23 juillet 2025. Il succède à Malangu Kabedi Mbuyi, qui occupait ce poste depuis près de quatre ans.
M. Wameso aura pour mission principale de piloter la politique monétaire, préserver la stabilité financière et renforcer la crédibilité institutionnelle de la BCC, dans un contexte marqué par l’inflation, les pressions sur le franc congolais et les enjeux de financement du développement. Il sera secondé par Dieudonné Fikiri Alimasi wa Asani et William Pambu, maintenus dans leurs fonctions de vice-gouverneurs.

Agé de 50 ans, André Wameso n’est pas un inconnu des cercles économiques et politiques congolais. Depuis 2021, il occupe le poste de directeur de cabinet adjoint du chef de l’Etat, chargé des questions économiques et financières, après avoir été ambassadeur itinérant du président Félix Tshisekedi entre 2019 et 2021.
Avant d’intégrer la sphère politique, il a accumulé plus de 25 ans d’expérience dans la finance internationale, notamment en Europe. Il a notamment occupé plusieurs postes de responsabilité au sein du groupe bancaire Dexia en Belgique.
Diplômé de l’Université catholique de Louvain en Belgique, il a été Chief Risk Officer au sein de Rawbank, l’une des principales institutions financières en RDC. Ce parcours fait de lui un bon profil pour le poste.
En effet, avec cette expérience diversifiée entre institutions publiques et secteur privé, il devra travailler pour impulser une nouvelle dynamique à la BCC et contribuer au développement économique de la RDC.
Cette nomination intervient alors que le pays fait face à plusieurs difficultés économiques dont la fluctuation du taux de change et la pression inflationniste. Dans ce contexte, la BCC a maintenu une politique monétaire restrictive, contribuant à réduire l’inflation à un chiffre pour la première fois en trois ans. L’inflation en glissement annuel est ainsi passée de 23,8% à fin 2023 à 11,7 % à fin 2024, puis à 8,5 % à fin juin 2025, selon les données du Fonds monétaire international (FMI).




