M. Blachier, vous êtes président du Groupement du Patronat Francophones pouvez- vous vous présenter aux opérateurs économiques ?
Le Groupement du Patronat Francophone que j’ai l’honneur de présider regroupe des acteurs économiques publics et privés tous dédiés au développement de l’activité économique au sein des pays francophones et francophiles. Nous sommes aux côtés des entreprises et particulièrement des PME, qui n’ont pas les moyens internes des grandes entreprises, pour les aider à rencontrer des décideurs et d’avoir ainsi accès à des nouveaux marchés au sein de l’espace francophone.
Le GPF est le premier réseau d’affaires francophone avec 60 organisations patronales adhérentes sur les cinq continents représentant plus d’ un million d’entreprises.
Parlez -nous succinctement le GPF , son historique et ce qui a motivé sa création ?
Comme vous le savez, la Francophonie a d’abord été l’idée de quatre hommes visionnaires : Léopold Sédar Senghor, du Sénégal, Habib Bourguiba de Tunisie, Hamani Diori, du Niger et le Prince Norodum Sihanouk du Cambodge.
La Francophonie a donc été d’abord politique, puis diplomatique, puis culturelle pour être maintenant également économique.
Le GPF a été créé en marge du 2° Sommet de la Francophonie qui s’est tenu au Québec en 1987.
La présidence du GPF a été assuré dans le passé par les organisations patronales de l’espace francophone : Québec, Sénégal, Madagascar et aujourd’hui la France.
La mission du GPF est de développer la francophonie économique dans cet espace de plus de 275 millions de personnes, qui est un formidable espace de création et de développement pour les entreprises

Qui sont les membres du Groupement du Patronat Francophones ?
Nos membres sont avant tout, des chambres de Commerce, des organisations patronales, des Fédérations professionnelles…. A ce jour, ils sont 60, Ils représentent des chefs d’entreprises issues de plus de 58 pays francophone. Tous constituent individuellement et collectivement une force économique importante, le but est de permettre de les réunir pour dialoguer, et réaliser des projets communs avec l’aide de chacun. Afin de contribuer au développement économique de nos pays.
Quelles sont concrètement les actions du GPF ?
Le GPF a mis en place pour réaliser sa mission, un certain nombre d’actions qui sont toutes en faveur des entreprises.
Nous avons plusieurs événements qui regroupent à chaque édition des centaines de personnes venues de tous les continents.
A titre d’exemple, chaque année nous organisons le Forum International des Entreprises Francophones ( le FIEF ) qui s’est tenu au Sénégal, en Jordanie, en France à Villers Cotterêts, au sein de la Cité Internationale de la Langue Française, l’année des JO à Paris et cette année les 27 et 28 mai, ce fût en Côte d’Ivoire, à Abidjan, avec un grand succès.
Le 29 septembre, au Senat, à Paris se tiendra à l’initiative du GPF, le 1° Forum : « Solution Numérique pour le Climat : La francophonie en action. ». Il réunira des experts internationaux pour explorer des solutions concrètes face aux défis climatiques qui impactent grandement les pays de l’espace francophone.
Nous organiserons l’année prochaine la 3ème édition des prix de l’excellence entrepreneuriale des diasporas francophones, à Paris au CESE le 9 avril.
Le 7eme FIEF se tiendra en mai 2026 en République du Congo, j’en ai confié l’organisation à notre adhèrent, l’UNOC, présidé par le Docteur OVAGA.
Au mois de juin, à Nice nous préparons la première rencontre des entrepreneurs francophone de l’espace méditerranéen .
Nous organisons régulièrement des réunions au sein des ambassades de pays francophones pour promouvoir le développement économique avec ces pays.
Nous avons mis en place une plateforme, « GPF-int » qui est au service des entrepreneurs, afin que dans le vaste réseau de nos 60 organisations adhérentes, qui représentent plus d’un million d’entreprises, il puisse y avoir des échanges, des rencontres et des mises en relations générateurs de courants d’affaires.
En fin, parce que dans le monde des affaires il peut également exister des frictions entres les chefs d’entreprises, il nous a semblé nécessaire de mettre en place un centre de médiation et d’arbitrage qui est à la disposition de nos membres.

Quel rôle pourrait jouer le GPF en Afrique ?
Le GPF accorde bien sûr, une importance toute particulière aux pays du continent africain, pour deux raisons : la première est qu’il supprime un obstacle souvent important, celui de la langue.
La seconde est que la taille des entreprises en Afrique correspond mieux à celle des PME en Europe ou ailleurs. Chacun a ainsi le sentiment de parler d’égal à égal, de se comprendre, et dans un projet commun de mieux se compléter.
Je voudrais souligner par ailleurs le formidable accueil que nous recevons chaque fois que nous allons en Afrique et la réception que nous avons eu cette année pour le 6ème FIEF qui s’est tenu à Abidjan ,en Côte d’Ivoire, était tout à fait extraordinaire.
M. Blachier vous êtes président du GPF . Pouvons-nous expliquer le tissu économique des entreprises Francophones ?
Le tissu économique de l’espace francophone est un peu celui de la France, et de bien d’autres pays où les PME et PMI sont très largement les plus présentes.
Bien sûr il existe de grands groupes qui font la fierté de chaque pays dans des domaines stratégiques, comme l’aéronautique, la défense, les télécoms…
Mais à côté il y a toutes les PME et PMI qui restent les premiers créateurs d’emploi, qui sont maillés sur l’ensemble des territoires et qui constituent une vraie richesse pour les pays.
C’est à ces entreprises que nous nous adressons et pour lesquelles mon équipe et moi-même travaillons.
Par Maxwell


