Penser et relier autrement, de l’entreprise à l’intérêt général
De la stratégie d’entreprise à l’engagement citoyen, du conseil à la création d’associations et de fondations, Marianne Magnin trace une trajectoire où l’efficacité rencontre la sensibilité, et où les idées prennent forme dans des projets ancrés, hybrides, orientés vers le bien commun. Polymathe, elle cultive un art du lien entre secteurs, disciplines, mondes et générations.
Une trajectoire guidée par l’impact
Française installée à l’international depuis plus de trente ans, Marianne Magnin a débuté sa carrière dans les sphères du conseil, de la finance, de la stratégie et du développement des affaires, au sein de grandes entreprises internationales. Elle y développe une double exigence : comprendre les systèmes complexes et agir avec impact. Cette rigueur structure encore aujourd’hui ses engagements philanthropiques, artistiques, entrepreneuriaux et citoyens.
TCAF et Ginkgo lab. : l’art comme R&D sociétale
En 2011, elle fonde The Cornelius Arts Foundation (TCAF), une organisation caritative dédiée à l’exploration des effets transformationnels de l’art. Portée par une mission de recherche et d’innovation sociale, la fondation développe des programmes à l’intersection des arts, de la santé globale, de l’éducation, du développement durable et de l’innovation.
Sous son égide naît Ginkgo lab., un centre expérimental rattaché symboliquement à Bougival, berceau du mouvement impressionniste. Le fonds de dotation Ginkgo lab. incarne l’ambition de relier les arts aux grands enjeux sociétaux, dans une approche transdisciplinaire et avec l’écrin de la nature comme biosphère. Le lab est conçu comme un espace mêlant expérience artistique, recherche appliquée et échanges, avec des programmes hybrides alliant présence physique et technologie, en collaboration notamment avec des équipes de développement africaines.
Art Identification Standard : rendre le secteur plus efficace et plus juste
Marianne est par ailleurs cofondatrice d’Art Identification Standard (AIS), un consortium (SSO) du secteur culturel introduisant un identifiant unique fondé sur la blockchain (DIDs) pour chaque œuvre. L’objectif : améliorer l’efficacité du secteur en l’équipant pour l’économie digitale tout en renforçant la justice, en particulier en matière de protection des droits des artistes, critique notamment en Afrique. En tant que présidente depuis sa création en 2019, elle en pilote le développement.
RIZOM : le numérique comme compagnon poétique
Elle est fondatrice de RIZOM, une application d’intelligence émotionnelle conçue pour cartographier nos états intérieurs à travers des métaphores symboliques. À rebours des logiques de surveillance, RIZOM propose une boucle d’expression, d’écoute et de sens, à la fois introspective et ancrée dans l’expérience vécue. Outil d’accompagnement et d’évaluation des programmes à vocation sociétale, il constitue également un levier de données philanthropiques pour nourrir la recherche en en art, en bien-être, et plus largement en santé publique.
Un engagement citoyen
Sur le terrain politique, Marianne a cofondé l’association régie par la loi 1901 Démocrates Sans Frontières (DSF), qu’elle a présidé de 2022 à 2025. Ce mouvement transnational rassemble les diasporas française, francophone et francophile autour des Objectifs de développement durable, en mobilisant l’intelligence collective et l’engagement citoyen.
Elle est par ailleurs présidente du Mouvement Démocrate des Français à l’Étranger (MDFE), où elle œuvre à renforcer la participation citoyenne des Français établis hors de France et à relier la démocratie militante aux grands défis contemporains. Elle est membre du Parti Démocrate Européen.


