L’industrie automobile sud-africaine est la plus développée du continent. Dans la nation arc-en-ciel, les ventes locales de voitures sont en difficulté depuis quelques années sur fond de concurrence internationale et ralentissement économique.
En Afrique du Sud, les ventes domestiques de véhicules neufs pourraient reprendre des couleurs cette année et dépasser les volumes enregistrés avant l’apparition de la pandémie de coronavirus dans le pays. C’est ce qu’a estimé le mercredi 1er octobre, Billy Tom, numéro un du Conseil des entreprises du secteur automobile (Naamsa), en marge de la conférence annuelle de l’organisation.
Alors qu’un chiffre précis n’a pas été avancé, il faut savoir qu’en 2019, les ventes se chiffraient à 536 612 unités contre 515 850 en 2024.

D’après Reuters qui cite le responsable, l’industrie est déjà en bonne voie avec un stock écoulé en hausse de 14 % sur le premier semestre par rapport à l’année dernière avec la demande soutenue des consommateurs pour des voitures abordables et en dépit de la concurrence à l’interne. Selon M. Tom, les importations à bas prix, principalement en provenance de Chine, ont également bondi de 30,2 % sur la période sous revue.
Si l’objectif de la Naamsa se réalise, il faudra néanmoins encore du temps pour que les industriels soient bien armés pour faire face aux importations qui représentent actuellement près de 64 % du marché. Selon plusieurs sources du secteur, les véhicules importés de Chine se vendent aujourd’hui à un prix pouvant être inférieur de moitié à celui des modèles produits localement.
Pour rappel, la South Africa Automotive Masterplan, feuille de route pour l’industrie prévoit des ventes nationales de véhicules neufs de 1,17 million d’unités d’ici 2035.







