La Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon ambitionne de renforcer le financement des PME et TPE, souvent exclues du crédit bancaire classique, et aussi, développer des services numériques pour accroître le taux de bancarisation, actuellement autour de 30%, selon la BEAC.
Dix mois après le lancement officiel de ses opérations, la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (BCEG) dresse un premier bilan jugé encourageant. L’établissement, entièrement détenu par des capitaux gabonais publics et privés, affirme avoir injecté 7,7 milliards FCFA (13,6 millions dollars) dans l’économie nationale à travers divers prêts accordés aux entreprises au cours de cette période.
Selon les données communiquées, la BCEG a financé 175 projets et ouvert plus de 3100 comptes depuis le début de ses activités, en décembre 2024. Les principaux bénéficiaires proviennent des secteurs du transport (33 %), du bâtiment et travaux publics (28 %) et du commerce (14 %).
L’État a accompagné cette dynamique en mettant en place des mécanismes de garantie totalisant 30 milliards FCFA. Ce dispositif comprend une garantie de 5 milliards FCFA avec la Société de Garantie du Gabon (SGG), le Fonds FAMAD doté de 20 milliards FCFA, ainsi que le Fonds CARTR, disposant de 5 milliards FCFA, dédié au financement du secteur agricole.
Ce mécanisme vise à réduire le risque encouru par la banque et à faciliter l’accès au crédit pour les PME et les très petites entreprises (TPE), souvent confrontées à des difficultés de financement. Dotée d’un capital initial de 17 milliards FCFA, la BCEG s’est en effet donnée pour mission de soutenir l’entrepreneuriat local et de renforcer la place des PME, qui représentent plus de 80 % du tissu économique national.
Ces initiatives interviennent dans un contexte de relance économique, alors que le pays cherche à diversifier ses sources de croissance au-delà du pétrole. D’après la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale (DGEFP), les autorités ambitionnent une croissance hors pétrole de 9,2 % d’ici 2026, soit près du triple du rythme actuel. Cette progression pourrait favoriser la création d’emplois et contribuer à un développement plus inclusif.







