Visant à offrir une alternative aux axes saturés du centre d’Abidjan, la construction de l’autoroute de contournement Y4 approche de son terme. Les dernières sections atteignent plus de 90 % d’exécution.
Le ministre ivoirien de l’Équipement et de l’Entretien routier, Dr Amédé Koffi Kouakou, a annoncé le jeudi 20 novembre que l’autoroute de contournement d’Abidjan, connue sous le nom de Y4, sera entièrement achevée d’ici fin décembre 2025. L’information a été donnée lors d’une visite de terrain, où il a affirmé que les travaux de construction affichent désormais un taux d’exécution quasi complet sur l’ensemble du tracé.
Selon les détails fournis, les sections reliant le boulevard Koffi Gadeau au camp d’Akouédo, puis le camp d’Akouédo au stade d’Ébimpé, sont entièrement terminées, de même que la portion entre Koffi Gadeau et la route d’Alépé. Le segment intermédiaire entre la route d’Alépé et le stade d’Ébimpé atteint 98 % d’exécution, tandis que celui reliant le stade d’Ébimpé à l’autoroute du Nord est réalisé à 99 %. La dernière section, entre l’autoroute du Nord et le carrefour Jacqueville-Songon, dépasse quant à elle les 90 %.
Cette infrastructure, inscrite dans le Projet de Transport Urbain d’Abidjan, doit doter la métropole économique ivoirienne d’une rocade destinée à délester les axes du centre-ville. D’après l’Ageroute, la circulation au cœur de la ville demeure fortement congestionnée, sous l’effet conjugué d’un parc automobile croissant et d’un modèle d’urbanisation orientant la majorité des voies majeures vers le centre et le port. Pour se déplacer entre deux quartiers périphériques, les usagers sont souvent contraints de traverser le centre-ville, accentuant la pression sur les artères existantes.
Le projet complet s’étend sur un tracé de 55 km, réparti en deux sections principales de 27,5 km chacune. La première avait été financée par la Banque africaine de développement (BAD) et avait servi lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 en Côte d’Ivoire. Le coût total du projet est estimé à environ 124 milliards FCFA (environ 218 millions USD), dont 50 milliards pourvus par l’État ivoirien.







