KaliSpot lève 4 millions de dollars : vers une révolution silencieuse de l’inclusion financière en Afrique ?
Un pont entre cash et digital
La fintech KaliSpot, fondée par Mika Diol et soutenue par le fonds de capital-risque 500 Global, annonce une levée de fonds globale de 4 millions de dollars, combinant dette et fonds propres. Cette opération vise à accélérer le déploiement de son réseau d’automates financiers agnostiques, capables de servir aussi bien les banques que les opérateurs de mobile money et les fintechs à travers le continent.
Une infrastructure « phygitale » pour la dernière ligne droite
KaliSpot se positionne comme une infrastructure phygitale : un maillage de guichets automatiques et interactifs fonctionnant 24h/24, connectés aux plateformes numériques tout en restant accessibles aux populations sans smartphone ni compétences technologiques avancées. L’objectif est clair : créer un lien permanent entre le cash — encore largement dominant — et les services financiers digitaux, en rapprochant les points de service des quartiers populaires et des zones peu bancarisées.
Une levée structurante et des alliés stratégiques
Cette levée s’accompagne de l’entrée au capital de Sékou Dramé, ancien directeur général du groupe Sonatel, aux côtés d’un investisseur financier sous-régional et d’anges investisseurs déjà présents. Un signal fort de confiance dans le modèle d’infrastructures partagées porté par KaliSpot, qui revendique déjà des partenariats avec plusieurs banques et grands acteurs du mobile money en Afrique de l’Ouest.
Une vision panafricaine assumée
Les nouveaux capitaux serviront à étendre le réseau dans les pays où KaliSpot est déjà opérationnelle ou présente commercialement — Sénégal, Mali, Togo, Bénin, Congo-Brazzaville, RDC, Maroc — avant une entrée annoncée en Côte d’Ivoire, Gabon et Guinée dès 2026.
À travers cette stratégie, la start-up ambitionne de devenir un pilier technique de l’inclusion financière africaine, en faisant des automates intelligents un maillon clé entre les flux de liquidités et l’économie numérique du continent.







