Reconnaissance de l’État de Palestine
Pays membres de l’UE reconnaissant, ou non, un État palestinien.
Carton (presque) plein. Depuis l’Assemblée générale de l’ONU, lundi 22 septembre, 16 États membres de l’UE reconnaissent un État palestinien.
En cascade. Aux 11 pays ayant auparavant franchi le pas – dont les premiers le 15 novembre 1988 – se sont ajoutés le Portugal, la France, le Luxembourg, Malte et la Belgique (reconnaissance politique). Au total, au moins 151 pays sur les 193 États membres de l’ONU reconnaissent officiellement l’État de Palestine, dont la quasi-totalité des pays africains, sud-américains et asiatiques.
Soutien de l’UE. Une telle reconnaissance s’inscrit dans la logique de la solution à deux États. Envisagée depuis les accords d’Oslo de 1993 comme la voie centrale vers la paix, elle est officiellement soutenue de longue date par l’Union européenne.
Veto. Mais la reconnaissance de la Palestine par l’UE en tant qu’entité, elle, semble encore lointaine. Relevant de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l’UE, cette décision requiert l’unanimité des chefs d’État et de gouvernement des 27 États membres.
Cas par cas. L’acte de reconnaissance consiste à reconnaître la souveraineté et l’indépendance de la Palestine dans ses frontières d’avant la guerre de 1967, incluant la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est. Et pour différentes raisons historiques, stratégiques ou économiques, certains États comme l’Allemagne ou l’Italie ne projettent pas de prendre une telle décision.
Résolution. De son côté, le Parlement européen a appelé le 11 septembre 2025 à reconnaître la Palestine. Mais il s’agit alors d’une résolution non contraignante : une position politique commune, qui n’engage en rien l’UE et ses États membres.



