Élu président de la République lors des élections de février 2026, António José Seguro prend officiellement ses fonctions ce lundi 9 mars. Il succède à Marcelo Rebelo de Sousa, qui quitte le pouvoir après deux mandats consécutifs à la tête de l’État.
Une nouvelle page s’ouvre officiellement au Portugal. Âgé de 63 ans, António José Seguro va prêter serment ce lundi 9 mars en tant que nouveau président de la République. Il succède à Marcelo Rebelo de Sousa, qui quitte ses fonctions après deux mandats consécutifs à la tête de l’État.
Ancien eurodéputé (1999-2021), le candidat socialiste s’était largement imposé au second tour de l’élection présidentielle avec 66,8 % des voix le 8 février dernier, face au candidat d’extrême droite et leader du parti Chega (« Assez »), André Ventura.
Longtemps resté en retrait de la scène politique, António José Seguro a réussi à fédérer largement au-delà de son propre camp, profitant pendant la campagne de l’appui de figures issues de l’extrême gauche, du centre et de la droite, telles que l’ex-président et ancien Premier ministre Aníbal Cavaco Silva.
« Président de tous les Portugais«
Pour la première fois depuis 1986, l’élection présidentielle portugaise s’était jouée en deux tours. À l’annonce des résultats, l’ancien eurodéputé s’est montré rassembleur, affirmant vouloir être le « président de tous les Portugais« , qu’ils aient voté pour lui ou non. Un appel à peine masqué au Premier ministre Luís Montenegro, à la tête d’un gouvernement minoritaire de droite et resté en retrait entre les deux tours du scrutin.
Le pays fonctionne sous un régime semi-présidentiel d’origine parlementaire. Le Premier ministre détient le pouvoir exécutif principal, mais le président, élu pour cinq ans et renouvelable une fois, remplit un rôle modérateur essentiel. Le chef de l’État peut jouer un rôle d’arbitre en période de crise et dispose du pouvoir de dissoudre le Parlement afin de convoquer des élections législatives anticipées.
Dans un Portugal en recomposition politique et malgré la polarisation annoncée par André Ventura, l’arrivée d’António José Seguro au pouvoir redistribue les cartes. À ce stade, aucune grande coalition n’émerge comme réaliste entre les rivaux historiques du PS et PSD, parti du Premier ministre.







