- 10 August 2026
- Updated 18h49
ENTRETIEN EXCLUSIF – Élisabeth Moreno ancienne Ministre, Dirigeante d’entreprise et Présidente d’ADWIN.
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- Max LIPORT
- 4 août 2026
- Au féminin Entretiens & Reportage Exclusifs
Madame, pouvez-vous vous présenter à la population africaine et européenne ?

Je suis une entrepreneure avant tout. Depuis toujours, j’aime construire, innover et imaginer de nouvelles façons de faire. J’ai créé ma première entreprise à l’âge de 20 ans et, depuis plus de trente ans, j’évolue entre le monde de l’entreprise, de la technologie, de l’investissement et des politiques publiques. J’ai été également Juge consulaire, et j’ai dirigé plusieurs grands groupes internationaux avant de devenir ministre en France, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances.
Ce parcours m’a appris une leçon importante; ce sont les entrepreneurs qui transforment durablement les sociétés. Ils créent des emplois, prennent des risques, innovent et trouvent des solutions là où beaucoup ne voient que des obstacles. Ils ne se contentent pas de s’adapter au monde, Ils le réinventent en permanence.
Je suis née au Cap-Vert, j’ai grandi en France et j’ai travaillé en Europe, en Afrique, en Amérique et en Asie. Cette expérience m’a convaincue que l’Afrique et l’Europe ont un destin économique largement partagé. Elles ne doivent pas seulement échanger des biens ou des capitaux : elles doivent co-construire des innovations, des entreprises et des chaînes de valeur créatrices de prospérité des deux côtés de la Méditerranée.
L’Europe dispose d’une expertise industrielle, technologique et financière reconnue. L’Afrique, elle, possède l’une des ressources les plus stratégiques du XXIᵉ siècle : une jeunesse talentueuse, ambitieuse, créative et entrepreneuriale. À condition d’investir dans l’éducation, les infrastructures, la technologie et le financement, ce potentiel peut devenir un formidable moteur de croissance pour le continent et pour le monde.
Aujourd’hui, j’agis principalement dans le financement de l’innovation, avec une attention particulière portée aux technologies, à l’intelligence artificielle et aux entreprises à impact. Je suis persuadée que la performance économique et l’impact social ne s’opposent pas : ils se renforcent mutuellement.
Nous vivons une époque de transformations accélérées sans précédent (révolution de l’intelligence artificielle, transition énergétique, recomposition géopolitique et démographique… Dans ce contexte, les entrepreneurs ont une responsabilité majeure : non seulement s’adapter à ces mutations, mais aussi les orienter pour qu’elles créent davantage de valeur, de prospérité et d’opportunités.
Et pour finir, puisque je m’adresse à des leaders économiques, je résumerais ma conviction en une phrase : les entreprises n’existent pas sans les femmes et les hommes qui les construisent. Et le talent est universel, mais les opportunités ne le sont pas encore. Notre responsabilité de dirigeants, d’investisseurs et de décideurs est de combler cet écart, car c’est là que naîtront les prochaines grandes innovations, les entreprises de demain et une croissance plus inclusive pour l’Afrique comme pour l’Europe.
Pourriez-vous nous résumer votre parcours en quelques moments clés ?
Mon parcours s’est construit entre trois mondes : l’entrepreneuriat, la technologie et l’impact.
Le premier moment clé, c’est la création, très jeune, de ma première entreprise, dans le bâtiment. J’y ai appris la prise de risque, la gestion de trésorerie, la relation client, le management d’équipes et la réalité très concrète de l’entreprise : à la fin du mois, il faut payer les salaires.
Le deuxième c’est mon entrée dans les grandes entreprises technologiques internationales (Orange, Dell, Lenovo et HP) où j’ai dirigé des équipes, piloté des transformations, développé des marchés et travaillé sur plusieurs continents. Cette période m’a appris l’importance de l’innovation, de l’exécution et de la culture managériale.
Le troisième, c’est mon passage au gouvernement, où j’ai compris combien les politiques publiques peuvent accélérer (ou freiner) l’innovation, l’égalité des chances, l’accès aux compétences et la participation économique des femmes.
Aujourd’hui, je poursuis ce fil conducteur à travers l’investissement à impact, l’innovation technologique et la philanthropie avec Ring Africa, ADWIN, Femmes@Numérique et La
Puissance du Lien : identifier les talents, financer l’innovation, créer des ponts et transformer le potentiel en valeur économique, sociale et humaine.

Quelle est la plus grande réussite professionnelle dont vous êtes fière ?
J’ai fondé une entreprise à l’âge de 20 ans , j’ai dirigé des groupes internationaux, exercé des responsabilités gouvernementales et j’investis aujourd’hui dans des projets à impact. Pourtant, ce dont je suis la plus fière, c’est d’avoir contribué à faire émerger des talents, à ouvrir des marchés, à créer des opportunités et à donner confiance à celles et ceux qui n’osaient pas entreprendre.
Créer de la valeur dans le privé et dans le public a toujours été mon fil conducteur , mais surtout permettre à d’autres d’en créer à leur tour en essayant d’embarquer à chaque fois celles et ceux que le système exclue.
Je suis convaincue que la réussite d’un dirigeant ne se mesure pas seulement à son bilan financier, mais aussi au nombre de personnes qu’il fait grandir et aide à réussir.
Comment définiriez-vous le leadership en quelques mots ?
Dans le monde professionnel, le leadership est la capacité à transformer une vision en action collective.
Dans l’entreprise, un leader ne se contente pas de gérer l’existant : il donne une direction, il assume le risque, décide dans l’incertitude et crée les conditions pour que chacun donne le meilleur de lui-même. Le leadership ne devrait pas être qu’un statut, c’est d’abord et avant tout une responsabilité.
Mais je crois aussi que l’on peut être leader dans sa vie. On l’est chaque fois que l’on ose prendre un chemin imprévu, franchir une limite que l’on croyait impossible, ou entraîner d’autres personnes vers une ambition utile. On peut être leader dans une entreprise, dans une association, dans une famille, dans un quartier.
Au fond, le leadership commence toujours par une décision intime : refuser de subir ce que l’histoire écrit pour nous et choisir d’agir
Selon vous, quelles sont les qualités indispensables pour fédérer et inspirer une équipe aujourd’hui ?
La vision, l’exécution, le courage et la confiance.
Un entrepreneur doit être capable d’embarquer ses équipes autour d’une ambition commune, tout en restant lucide sur les réalités du terrain. Il doit savoir écouter, apprendre en permanence et accepter de remettre en question ses certitudes. Dans un monde qui change vite, l’agilité intellectuelle devient un avantage compétitif.
Mais il doit aussi savoir éclairer l’horizon. Dans une période aussi complexe que celle que nous traversons , les équipes n’attendent pas d’un dirigeant qu’il ait toutes les réponses ; elles attendent qu’il donne du sens, qu’il explique le cap, et qu’il transforme l’incertitude en énergie collective. Il ne saura pas tout mais il peut être un phare dans la tempête.
Fédérer une équipe , ce n’est pas simplement motiver. D’ailleurs on ne “motive” pas quelqu’un, on crée les conditions pour qu’il ou elle soit motivé. Mais je crois que la motivation est intrinsèque à chacun. Il faut essayer de créer les conditions pour que chacun comprenne pourquoi il agit, où il va, et quelle part il prend dans la réussite commune.

Comment décrivez-vous votre propre style de management ?
Je sais que je n’ai pas toutes les réponses alors je m’entoure de gens plus intelligents que moi et je pratique un management basé sur l’autonomie et la responsabilisation.
Je fixe des objectifs ambitieux, j’exige l’excellence, mais je laisse aux équipes la liberté de trouver le meilleur chemin pour y parvenir.
Je préfère une organisation où chacun prend des initiatives plutôt qu’une culture du contrôle permanent. Les entreprises qui innovent sont celles où les collaborateurs se sentent en confiance pour expérimenter et proposer de nouvelles choses.
Quelle est l’importance de l’intelligence émotionnelle et de l’empathie dans votre façon de diriger ?
Elle est essentielle. Les entreprises ne sont pas faites de tableaux Excel ; elles sont faites de femmes et d’hommes, avec leurs talents, leurs ambitions, leurs doutes et leurs émotions.
Diriger, c’est comprendre les personnes avec lesquelles on travaille : ce qui les motive, leurs préoccupations, leurs aspirations… C’est savoir gérer les tensions, accompagner le changement, reconnaître les efforts et créer un climat de confiance dans lequel chacun peut donner le meilleur de lui-même.
J’ai la conviction qu’une grande partie de ma réussite professionnelle tient au fait que je ne me suis jamais intéressée uniquement aux résultats, mais aussi aux personnes qui les rendaient possibles. J’ai toujours pris le temps d’écouter, d’encourager, de créer des liens et de faire grandir les équipes qui m’entourent.
Dans un monde où les technologies évoluent sans cesse, l’empathie, elle, ne sera jamais automatisée ou alors elle sera “superficielle”.
À long terme, la qualité des relations humaines deviendra un véritable avantage concurrentiel.
Les entreprises qui réussissent durablement sont souvent celles où les collaborateurs se sentent respectés, écoutés et pleinement engagés dans une aventure collective.
Avez-vous rencontré des obstacles spécifiques en tant que femme dans votre domaine, et comment les avez-vous surmontés ?
Oui, à de nombreuses reprises. J’ai souvent été la seule femme dans des environnements où l’on ne m’attendait pas et où je devais démontrer ma légitimité plus que d’autres.
J’ai choisi de répondre par le travail et les résultats. Mais je pense surtout que l’enjeu n’est pas toujours de demander aux femmes d’être exceptionnelles pour réussir, de travailler dur et de s’adapter ; il est de construire des systèmes et des organisations où le mérite et les compétences priment réellement sur les stéréotypes ou les préjugés.

Comment arrivez-vous à concilier vos responsabilités professionnelles et votre vie personnelle ?
Je ne recherche pas un équilibre parfait, car il n’existe pas. Je recherche un équilibre durable.
L’entrepreneuriat est exigeant. Il demande de l’énergie, de la discipline et parfois des sacrifices. Mais j’ai appris avec le temps que préserver sa santé, ses proches et ses moments de respiration n’est pas un luxe : c’est une décision stratégique car un dirigeant épuisé ou isolé prend rarement les meilleures décisions.
J’ai aussi appris à demander de l’aide lorsque c’est nécessaire, à déléguer, et à accepter qu’on ne peut pas tout faire, tout réussir, tout le temps. La perfection est une illusion très fatigante et franchement, elle n’a jamais payé une facture.
Concilier la vie personnelle et professionnelle, pour moi, ce n’est pas tout équilibrer chaque jour. C’est rester fidèle à ses priorités profondes, sans se perdre dans la performance permanente.
Quel regard portez-vous sur la place des femmes dans la prise de décision aujourd’hui ?
Nous progressons, mais nous nous privons encore d’un immense levier de croissance.
Les femmes ont autant de talent, d’ambition et de capacité de leadership que les hommes. Pourtant, les obstacles restent nombreux, dans la vie professionnelle comme dans la vie personnelle : accès aux responsabilités, financement, réseaux, charge familiale, stéréotypes, autocensure parfois, et plafond de verre encore trop solide.
Or les entreprises dont les instances dirigeantes sont plus diverses prennent souvent de meilleures décisions, innovent davantage et résistent mieux aux crises. Favoriser l’accès des femmes aux responsabilités n’est donc pas seulement une question d’équité : c’est un choix de compétitivité, de performance économique et de bonne gouvernance.
Dans un monde aussi complexe, où tant de choses sont à reconstruire, aucune organisation ne peut se permettre de décider avec seulement la moitié des talents disponibles.
Quelle est, selon vous, la compétence la plus importante que la jeune génération de femmes devrait développer ?
L’esprit entrepreneurial, au sens large.
Qu’elles créent une entreprise ou non, les jeunes femmes doivent apprendre à prendre des initiatives, à négocier, à défendre leurs idées, à gérer le risque et à créer de la valeur.
Mais il y a aussi un enjeu fondamental : l’autonomie économique et financière. Trop de femmes restent exposées à des situations de dépendance qui peuvent limiter leur liberté, leur sécurité et leur capacité à choisir leur vie. L’argent n’est pas seulement un sujet économique ; c’est aussi un sujet de dignité, de pouvoir d’agir et parfois de protection.
Dans une économie en mutation permanente, cette capacité à agir, à comprendre les règles du jeu économique et à construire son indépendance fera toute la différence.
Quel conseil donneriez-vous à une femme qui hésite à assumer des responsabilités de direction ?
N’attendez pas de vous sentir parfaitement prête. Personne ne l’est jamais complètement.
Lancez-vous, apprenez en avançant et acceptez que l’échec fasse partie du parcours. Les opportunités ne récompensent pas toujours les plus compétents ; elles récompensent souvent celles et ceux qui ont le courage de les saisir.
Je lui dirais aussi : ne confondez pas le doute avec l’incapacité. Le doute peut être utile s’il vous pousse à vous préparer. Mais il devient dangereux lorsqu’il vous empêche d’agir.
Prenez votre place. Pas contre les autres, mais pour apporter votre talent, votre vision et votre contribution. Le pouvoir ne se demande pas toujours : il s’exerce avec responsabilité.
Quels sont vos futurs projets ou ambitions pour continuer à avoir un impact positif ?
Je souhaite contribuer à faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’investisseurs entre l’Afrique et l’Europe, en particulier dans les secteurs de la technologie, de l’intelligence artificielle et de l’innovation à impact.
Je suis convaincue que les prochaines grandes réussites économiques naîtront de notre capacité à connecter les talents, les capitaux et les marchés des deux continents.
J’aimerais également contribuer à la souveraineté numérique de l’Afrique. J’ai passé plus de vingt-cinq ans dans le secteur des technologies et je vois combien le numérique et l’IA sont en train de façonner l’économie mondiale, les emplois, l’éducation, la santé, la finance et même la démocratie.
L’Europe et l’Afrique ont pris du retard, mais elles ont encore une carte majeure à jouer : construire un modèle technologique plus responsable, plus inclusif et plus ancré dans leurs réalités. Pour cela, il faut investir massivement dans les compétences, les infrastructures, les données, les start-up et les talents locaux.
Mon ambition est simple : aider à transformer le potentiel africain et européen en puissance économique réelle. Le numérique ne doit pas être seulement un marché à conquérir ; il doit devenir un levier de souveraineté, de création de valeur et d’émancipation.
Parlez-nous succinctement de votre association, de son historique et de ce qui a motivé sa création.
J’ai cofondé ADWIN (African Descendants Women Impact Network) avec George Axelle Matschinga Broussillon et Prescillia Avenel, à partir d’une conviction simple : les femmes africaines et afro-descendantes représentent l’un des plus grands réservoirs de talents, d’innovation et de création de valeur au monde, mais leur potentiel reste encore insuffisamment soutenu et connecté.
Nous avons voulu créer une plateforme d’action qui rassemble des femmes entrepreneures, dirigeantes, investisseuses, chercheuses, artistes et décideuses afin de favoriser les opportunités économiques, le partage de compétences et les collaborations à l’échelle internationale.
Notre ambition est de toucher 1 million de femmes d’ici 2030 et de renforcer leur accès à la formation, au financement, aux réseaux d’influence, au mentorat et aux marchés, tout en valorisant leur patrimoine culturel et leur leadership.
Nous sommes convaincues que l’avenir économique de l’Afrique passera aussi par une plus grande participation des femmes à la création d’entreprises, à l’innovation et à la prise de décision. Investir dans les femmes afrodescendentes , où qu’elles se trouvent, n’est pas seulement une exigence d’équité : c’est un choix stratégique pour accélérer la croissance, renforcer la résilience des économies et construire une prospérité durable pour les générations futures.

Comment y adhérer et quels sont ses objectifs ?
ADWIN est ouvert à toutes les personnes, entreprises et organisations qui souhaitent contribuer à construire un avenir plus inclusif et plus prospère pour les femmes africaines et afro-descendantes. Que vous soyez entrepreneure, investisseur, mentor, étudiant, dirigeant, mécène ou simplement animé par l’envie d’agir, vous avez votre place dans cette aventure collective.
Notre action repose sur cinq piliers qui répondent aux défis majeurs rencontrés par notre communauté :
- L’éducation et le développement des compétences, parce que le savoir est le premier levier d’émancipation.
- La confiance en soi et le leadership, car le talent ne suffit pas s’il n’ose pas s’exprimer.
- L’accès aux capitaux, aux réseaux et aux opportunités professionnelles, afin que les idées puissent devenir des entreprises et les ambitions, des réussites.
- La santé physique et mentale, parce qu’aucune performance durable ne peut se construire sans bien-être.
- La culture, le patrimoine et la transmission, pour valoriser nos racines tout en préparant l’avenir.
Le mentorat occupe une place centrale dans notre démarche. Nous croyons profondément que les parcours se transforment grâce aux rencontres, au partage d’expérience et à la solidarité entre générations.
Que vous souhaitiez devenir membre, mentor ou mentoré, investisseur, partenaire, donateur ou mécène, vous êtes les bienvenus. Notre ambition est de créer un écosystème où les femmes africaines et afro-descendantes disposent des ressources, des connexions et de la confiance nécessaires pour révéler pleinement leur potentiel et contribuer à la croissance économique de leurs territoires et du monde.
Retrouvez nous sur https://adwin.global/
Enfin, quel message souhaitez-vous adresser aux femmes africaines et afro-descendantes ?
Je voudrais leur dire qu’elles possèdent déjà une grande partie des qualités dont le XXIᵉ siècle aura le plus besoin : la résilience, la créativité, la capacité d’adaptation, le sens du collectif, l’esprit entrepreneurial et une incroyable faculté à innover avec peu de ressources.
Le monde a besoin de vos idées, de votre audace et de votre capacité à entreprendre. N’attendez pas que l’on vous donne une place : créez-la. Investissez dans vos compétences, développez votre autonomie économique et financière, construisez des réseaux solides, osez lever des fonds, créer des entreprises et penser à l’international dès le premier jour.
Ne laissez jamais les autres définir votre valeur ou vos ambitions. Votre histoire, vos origines et votre parcours ne sont pas des limites ; ils constituent une richesse et un avantage unique.
Je suis profondément convaincue que l’Afrique sera l’un des grands moteurs de croissance du XXIᵉ siècle. Mais cette transformation ne pourra pas se faire sans les femmes. Elles ne doivent pas seulement participer à cette nouvelle histoire économique : elles doivent l’écrire, la financer, la diriger et l’incarner.
Enfin, souvenez-vous d’une chose essentielle : la concurrence crée parfois des gagnants, mais la solidarité crée des héritages. Ne restez pas seules . Entourez-vous de femmes et d’hommes qui ont les mêmes valeurs et les mêmes ambitions que vous. Tendez la main à une autre femme, partagez votre expérience, ouvrez une porte lorsque vous le pouvez. Car lorsque les femmes réussissent ensemble, elles ne créent pas seulement des entreprises prospères : elles bâtissent des familles plus fortes, des économies plus résilientes et des sociétés plus justes.
Et Rejoignez Adwin. Nous serons heureuses d’avancer ensemble!







