- 12 September 2026
- Updated 16h47
L’entreprise immobilière de l’investisseur zimbabwéen Richard Ngwenya visée par un litige de 1,2 million de dollars avec VFD
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- Max LIPORT
- 18 août 2026
- Entretiens & Reportage Exclusifs Leadership
L’homme d’affaires et banquier d’affaires zimbabwéen Richard Simanga Ngwenya fait face à une action en justice concernant des biens immobiliers lui appartenant. Le groupe financier nigérian VFD Group a saisi un tribunal sud-africain afin de bloquer cinq actifs immobiliers dans le cadre d’un litige portant sur 20 millions de rands (1,23 million de dollars).
VFD Group sollicite une injonction provisoire anti-dissipation auprès de la Haute Cour du Gauteng à Johannesburg dans le cadre d’une action civile pour un montant de 15,5 millions de rands qu’il affirme être resté impayé suite à une transaction d’investissement impliquant A2Pay Holdings.
VFD Group demande le gel des biens.
VFD Group allègue qu’une ligne de crédit convertible de 20 millions de rands (1,23 million de dollars), destinée à financer l’acquisition par Elevate Investment Partners d’une participation de 71 % dans A2Pay Holdings, a été détournée. Richard Ngwenya nie toute malversation, qualifiant l’affaire de litige commercial et soulignant que les allégations restent à prouver.
VFD a saisi la Haute Cour du Gauteng à Johannesburg afin d’empêcher la vente, l’hypothèque ou le transfert de cinq propriétés liées à Richard Ngwenya, dans le cadre d’une action civile en dommages-intérêts d’un montant de 15,5 millions de rands. Ces propriétés sont liées à Nisela Property SPV et Vicric Investment Properties, sociétés que VFD accuse Richard Ngwenya de contrôler. Elevate est la société d’investissement impliquée dans la transaction litigieuse.
Accord A2Pay de plus de 1,2 million de dollars
L’accord de financement a été conclu en mars 2026, VFD devant convertir son investissement en une participation de 50 % dans Elevate. VFD affirme que ses dirigeants ont rencontré M. Ngwenya en octobre 2025 après que celui-ci leur a présenté l’opportunité A2Pay.
Le 30 mars, VFD a transféré 20 millions de rands (1,23 million de dollars) sur un compte de la First National Bank au nom d’Elevate, estimant que les conditions essentielles de la transaction étaient remplies. La société a par la suite affirmé que Richard Ngwenya n’était pas administrateur d’Elevate, malgré son rôle dans les négociations.
VFD affirme que Richard Ngwenya a imputé les retards aux exigences de change de la Banque de réserve sud-africaine et a fourni un prétendu relevé bancaire d’Elevate indiquant que les fonds étaient bloqués. Les enquêteurs auraient découvert que ce relevé avait été falsifié.
Les relevés bancaires auraient montré que l’argent avait été transféré le lendemain à Nisela Property SPV, une société que VFD affirme n’avoir joué aucun rôle dans l’accord avec A2Pay. Une enquête approfondie aurait permis d’établir un lien entre cette entité et Ngwenya.
Distribution présumée des fonds
VFD allègue que les fonds ont ensuite été distribués, notamment 5 millions de rands à Strauss Scher, 3,55 millions de rands à Zim Group, 2,515 millions de rands à Garic et 850 000 rands à Platinum Wheels. D’autres paiements incluaient 1,57 million de rands portant la mention « Nisela » et 347 500 rands liés à « Opulence ». VFD indique avoir remboursé 4,5 millions de rands (277 345 dollars) en juin, laissant un solde impayé de 15,5 millions de rands (955 245 dollars).
Enquête et mesures pénales
VFD a porté plainte auprès de la police de Sandton, invoquant la fraude, le blanchiment d’argent et d’autres infractions. Selon sa déclaration sous serment, M. Ngwenya a été arrêté pour fraude et blanchiment d’argent.
VFD allègue également que Richard Ngwenya a révélé, lors de sa procédure de mise en liberté sous caution, qu’il contrôlait Nisela SPV et possédait des biens immobiliers d’une valeur supérieure à 31 millions de rands (1,91 million de dollars). L’entreprise affirme que ces déclarations et les documents financiers ont permis d’identifier des actifs à préserver.
Richard Ngwenya rejette ces allégations, affirmant avoir agi en toute légalité et qu’il se défendra. Les allégations restent à ce jour non prouvées. La Haute Cour du Gauteng devrait examiner la demande de gel des biens le 2 septembre 2026. Sa décision déterminera si les biens restent préservés pendant que VFD poursuit sa réclamation de 15,5 millions de rands (955 245 dollars).








