Pour réussir sa stratégie d’expansion, Air Côte cherche à étoffer une flotte qui lui servira à construire un réseau long courrier plus efficient et plus vaste.
Le gouvernement ivoirien a entériné l’accord de prêt conclu avec la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA) pour l’acquisition de deux Airbus A330-900 neo. Ce financement de 76,6 millions USD s’ajoute à celui à hauteur de 30 milliards FCFA (environ 51,7 millions USD) accordé fin mars par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), toujours dans le cadre du programme de renforcement de la flotte d’Air Côte d’Ivoire.
L’acquisition des deux appareils long-courriers d’une capacité de 242 sièges chacun, marque un tournant stratégique pour la compagnie nationale qui s’apprête à lancer ses premières lignes intercontinentales vers des destinations telles que Paris, Londres, Genève, Beyrouth, New York et Washington.
Extension de la flotte et ambitions régionales
Le transporteur public prévoit de faire passer sa flotte à 18 avions d’ici 2031, contre 12 actuellement, afin de porter son réseau à 35 destinations, dont 6 intercontinentales. Cette montée en puissance vise à renforcer la connectivité de la Côte d’Ivoire, à réduire le coût des billets et à stimuler la compétitivité du hub d’Abidjan, sur un marché africain dominé par Ethiopian Airlines et Royal Air Maroc notamment.
Principal point d’entrée du pays, l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny a enregistré 2,53 millions de passagers en 2024, un chiffre en progression, mais encore loin des performances des plateformes majeures du continent, comme celle de l’aéroport international du Caire (Egypte) qui a affiché 26 millions de passager la même année.
Le développement d’un réseau long-courrier par le transporteur devrait contribuer à accroître le trafic en correspondance et les revenus aéroportuaires, en lien avec les investissements récents dans l’extension des infrastructures. Dans un contexte où peu de compagnies africaines parviennent à maintenir des opérations rentables sur le segment long-courrier, le pari ivoirien repose sur un soutien étatique fort, une structuration financière adossée à des bailleurs régionaux et arabes, et une stratégie de maillage des destinations soutenue par la diaspora.







