Dans le cadre d’une ambition de repositionnement stratégique de l’Afrique du Sud sur la scène internationale, le Congrès national africain (ANC) mise sur la formation politique pour renforcer son influence et ses partenariats mondiaux.
Le mercredi 21 mai, à Hanoï au Vietnam, Nomvula Mokonyane (photo, à gauche), première secrétaire générale adjointe de l’ANC, a rencontré le professeur associé Duong Trung Y (photo, à droite), vice-président de l’Académie nationale de politique Hô Chi Minh. Cette rencontre avait pour objectif de renforcer la collaboration entre l’Académie nationale de politique Hô Chi Minh et l’OR Tambo School of Leadership de l’ANC. Les discussions ont porté sur la formation des dirigeants et des gestionnaires, la recherche en théorie politique, ainsi que les échanges académiques et d’experts dans les domaines de la gouvernance publique, des politiques publiques et du renforcement des capacités stratégiques.
« La visite à l’Académie nationale de politique Hô Chi Minh s’inscrit dans les efforts de l’ANC pour mettre en œuvre la résolution adoptée lors de son 55e congrès, qui vise à promouvoir la politique étrangère du parti et à renforcer les liens traditionnels avec ses partenaires », a déclaré Nomvula Mokonyane.
Ce partenariat vise à renforcer les compétences des cadres sud-africains en matière de gouvernance et de politiques publiques. En investissant dans la formation de ses élites, l’ANC cherche à améliorer l’efficacité de l’administration publique et à promouvoir des politiques favorables au développement durable et à l’équité sociale. Cette initiative pourrait aussi contribuer à l’émergence de leaders aptes à représenter l’Afrique du Sud sur la scène internationale.
Pour le moment, la coopération annoncée n’en est qu’au stade des échanges institutionnels. La poursuite de cette collaboration dépendra de la mise en œuvre effective des programmes de formation et de recherche conjoints. Il reste à voir si le Congrès national africain parviendra à traduire ses intentions en actions concrètes, notamment en développant des programmes de formation adaptés aux besoins spécifiques de ses cadres et en assurant leur mise en œuvre effective.
L’expérience de l’ANC avec l’école de leadership Julius-Nyerere en Tanzanie, en partenariat avec le Parti communiste chinois, montre que de telles initiatives peuvent être mises en place avec succès. De plus, on sait que le Vietnam a déjà accueilli des étudiants africains dans ses universités, contribuant ainsi au développement des pays africains et renforçant les liens de coopération. La réussite de cette collaboration dépendra donc de la capacité des deux parties à concrétiser leurs engagements et à surmonter les défis logistiques et culturels inhérents à de tels partenariats.







