La semaine dernière, la Banque mondiale a approuvé un plan de passation de marchés pour lancer au Maroc un projet pilote de stockage par batteries. Une initiative essentielle au déploiement de ces systèmes à plus grande échelle.
Le Maroc multiplie les initiatives pour moderniser son réseau électrique en vue d’intégrer 12,5 GW de nouvelles capacités renouvelables d’ici 2030. Une information relayée vendredi 23 mai, indique l’implication de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) dans cette stratégie.
Le plan d’investissement de 220 milliards de dirhams (environ 24 milliards USD), présenté en avril par la société d’État, bénéficie désormais d’un financement de 300 millions d’euros (environ 341 millions USD) mobilisé auprès de la Banque européenne d’investissement, de la banque allemande KfW et de l’Union européenne.
Ce soutien permettra notamment d’étendre le réseau de transport d’électricité sur plus de 730 kilomètres. Outre la modernisation du réseau, ces fonds visent, entre autres, à « améliorer la sécurité de l’approvisionnement » essentiel pour « stimuler la croissance dans plusieurs régions du pays ».
Aujourd’hui, la production renouvelable installée au Maroc atteint environ 4,6 GW. L’objectif de 17 GW d’ici la fin de la décennie implique un réseau capable de gérer des productions intermittentes, souvent éloignées des centres urbains, sans compromettre la stabilité du système ni alourdir les coûts.
Cette transformation du réseau conditionne la rentabilité des projets, sécurise l’approvisionnement électrique des industries, et renforce l’attractivité du Maroc pour les investissements dans les filières à forte consommation énergétique.
La semaine dernière, trois protocoles d’accord ont également été signés entre l’État, l’ONEE et un consortium composé du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, de TAQA Morocco, filiale du groupe émirati TAQA, et de la société locale Nareva. Ces protocoles, encore non contraignants, prévoient notamment la construction, d’ici 2030, d’une ligne HVDC de 1400 km entre le sud et le centre du pays, avec une capacité de 3000 MW.







