Le Maroc s’intéresse de plus en plus au stockage par batteries, une technologie que les autorités voient comme un moyen pour stabiliser le réseau électrique. En avril, l’ONEE s’est d’ailleurs engagée dans un projet à l’échelle nationale de stockage d’énergie par batteries.
Le Maroc s’apprête à tester en conditions réelles plusieurs technologies de stockage d’énergie. Ceci devrait se faire via son projet « Morocco Energy Storage Testbed », notamment porté par l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen).
Selon des informations relayées mercredi 21 mai par la presse locale marocaine, la Banque mondiale a donné son feu vert concernant le plan de passation de marchés du projet pour un montant total de 4,5 millions de dollars.
Ce financement devrait être utilisé avec pour objectif d’identifier les solutions de stockage par batteries jugées à la fois comme étant les plus adaptées au climat extrême du royaume chérifien et répondant aux besoins de stabilisation du réseau électrique national.
Concrètement, c’est sur le site du complexe solaire Noor Ouarzazate que sera installée la plateforme de recherche. Ce site, l’un des plus grands projets solaires au monde, regroupe quatre centrales réparties sur 3000 hectares et utilisant différentes technologies solaires.
Le projet prévoit notamment un appel d’offres international de 3,25 millions de dollars pour l’acquisition des équipements, et un second marché de 200 000 dollars pour la conception et l’exploitation du site de test.
Selon le document officiel de la Banque mondiale, « le présent plan de passation des marchés du projet couvre la période du 20 mai 2025 au 20 mai 2026, conformément au Règlement de passation des marchés de la Banque mondiale ».
Dans le cadre de sa transition énergétique, le Maroc vise 52 % d’énergies renouvelables dans son mix d’ici 2030. Le stockage par batteries s’inscrit dans cette stratégie comme un levier pour fiabiliser l’approvisionnement.
Il permet de compenser l’aspect intermittent du solaire et de l’éolien, en assurant une fourniture plus stable d’électricité. Les données collectées permettront d’orienter les choix technologiques futurs et d’éclairer les décisions relatives au déploiement de ces systèmes à plus grande échelle.







