La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, son homologue au Parlement européen Roberta Metsola, ou encore le chancelier allemand Olaf Scholz… Tous ont félicité Donald Trump pour sa réélection. Mais derrière les traditionnelles politesses diplomatiques, l’issue de l’élection américaine du 5 novembre représente un véritable défi pour les Européens.
Le retour de Donald Trump ne réjouit pas vraiment les dirigeants de ce côté de l’Atlantique. A l’exception de quelques uns, comme les Premiers ministres hongrois Viktor Orbán et slovaque Robert Fico, connus pour leurs dérives autoritaires, ou encore la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni.
Commerce, défense, régulation du numérique ou lutte contre le réchauffement climatique : l’alternance au sommet de la première puissance mondiale conduit les Européens à multiplier les points de vigilance face aux incertitudes et aux décisions de Donald Trump lors de son deuxième mandat, qui a débuté le 20 janvier 2025.
L’épineuse question des droits de douane
S’il a fait de Pékin son adversaire principal, en matière de commerce, le milliardaire de 78 ans a aussi ciblé l’Union européenne, allant jusqu’à la qualifier de « mini-Chine » avant son second mandat. Partenaire économique important des Etats-Unis, le Vieux Continent exporte plus de biens qu’il n’en n’importe depuis ce pays.
Lors de son investiture pour son retour à la Maison-Blanche, le Républicain n’a pris aucune mesure ferme en matière de commerce. Mais le discours a évolué dès le lendemain. « L’UE est très mauvaise pour nous. Ils nous traitent très mal », a déclaré lors d’une conférence de presse le nouveau président américain, assurant que les pays européens pourraient être soumis à des droits de douane.
Le 3 février 2025, Donald Trump a évoqué un déficit commercial de 300 milliards de dollars avec le Vieux Continent, une situation jugée “injuste”. Dans les faits, ce déficit (en matière de biens) a atteint 158 milliards d’euros en 2023, et dépassait les 183 milliards d’euros fin novembre 2024, selon la Commission européenne. Ce déséquilibre a toutefois été partiellement compensé par un déficit de l’Union européenne en matière de services échangés avec les Etats-Unis.
Afin de renverser cette tendance, le Républicain, défenseur de « l’Amérique d’abord » et d’un programme protectionniste, a mis en place une série de mesures. Après avoir annoncé une taxe de 25 % sur l’acier et l’aluminium le 10 février puis annoncé trois jours plus tard la mise en place de « droits de douane réciproques » sur l’ensemble des marchandises importées, le milliardaire a indiqué le 26 février que l’Union européenne serait prochainement concernée par des droits de douane de 25 % sur les produits entrant sur le sol américain.
Déterminé à faire régner sa loi, Donald Trump a frappé un grand coup deux mois plus tard. Sous l’appellation de « jour de la libération », il a décrété dans la soirée du mercredi 2 avril 2025 l’instauration de taxes sur un vaste ensemble de territoires, dont 20 % sur tous les produits européens entrant aux Etats-Unis. « L’Europe nous arnaque, eux, c’est 39 % qu’ils prennent. On va leur en demander à peine la moitié« , a-t-il justifié. Certains secteurs sont particulièrement ciblés, comme l’industrie automobile : les voitures fabriquées à l’étranger devaient être taxées à 25 %, pénalisant particulièrement l’Allemagne et ses grands constructeurs.
De son côté, l’Union européenne prépare ses contre-propositions depuis des semaines. En réponse à la guerre commerciale déclarée, elle a annoncé le 12 mars qu’elle appliquerait des droits de douane « forts mais proportionnés » sur une série de produits américains à compter du 1er avril. Des mesures finalement repoussées à la mi-avril.
L’entrée en vigueur des taxes américaines le 9 avril pour les mesures visant l’Europe (mais aussi la Chine et d’autres partenaires commerciaux) s’est d’abord accompagnée d’une riposte ciblée et échelonnée. Les pays européens, à l’exception de la Hongrie, ont donné leur feu vert à la taxation d’une vaste gamme de produits américains représentant un total de 22 milliards d’euros. Cette liste comporte notamment des produits agricoles comme le riz, les légumes surgelés et certains jus de fruits. Dès le 15 avril, des surtaxes de 25 % devraient être appliquées sur ces produits, ainsi que sur les cosmétiques. Le 15 mai, les motos, le tabac, les réfrigérateurs, le plastique ou encore l’acier doivent à leur tour ciblés, avant une dernière salve le 1er décembre. Un temps envisagé, Bruxelles a en revanche choisi d’épargner le bourbon de sa liste. Plusieurs pays producteurs de vin, dont l’Italie et la France, craignaient que cela n’engendre des représailles contre les vins et spiritueux européens. Toujours disposée à négocier avec les Etats-Unis, la Commission européenne a également indiqué être prête à suspendre ses mesures en cas d’accord « juste et équilibré » avec la Maison-Blanche.
Quelques heures plus tard, Donald Trump a pris de court le monde entier en annonçant sur sa plateforme Truth Social la suspension des droits de douane « réciproques » pour 90 jours, à l’exception de la Chine, pénalisée à hauteur de 125 %. Pour justifier ce revirement, le milliardaire assure que « plus de 75 pays » se sont manifestés auprès de son gouvernement pour « négocier » une solution en matière commerciale. Le milliardaire a donc choisi de les entendre, en maintenant un simple taux plancher général de 10 % sur les produits étrangers importés. L’UE fait partie de ces territoires en sursis.
Après avoir d’abord qualifié cette décision « d’étape importante vers la stabilisation de l’économie mondiale« , jeudi 10 avril, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé la suspension de la riposte européenne aux droits de douane décidés par Donald Trump. « Alors que nous finalisons l’adoption des contre-mesures de l’UE qui ont bénéficié d’un fort soutien de la part de nos Etats membres, nous les suspendrons pendant 90 jours« , a déclaré l’Allemande, précisant que ces contre-mesures pourraient encore être « mises en œuvre » dans le cas où les « négociations ne [seraient] pas satisfaisantes« .
Vendredi 23 mai, Donald Trump a ravivé le spectre d’un nouvel affrontement commercial avec l’UE. Considérant que les négociations « ne vont nulle part« , le président américain a annoncé vouloir imposer 50 % de droits de douane sur les produits européens importés aux États-Unis à partir du 1er juin 2025. Une fois encore, le Républicain a fait volte-face. Deux jours plus tard, il a décrété après un échange téléphonique avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, la prolongation jusqu’au 9 juillet de la suspension des droits de douane américains menaçant les produits européens. Cette trêve doit permettre de nouvelles négociations commerciales. « L’Europe est prête à faire avancer les négociations de manière rapide et décisive », a réagi l’Allemande sur X, rappelant que « L’UE et les États-Unis entretiennent les relations commerciales les plus importantes et les plus étroites au monde« .
Dans une guerre commerciale sans fin, le président américain a signé, mardi 3 juin, un décret portant de 25 % à 50 % les droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium. Ces deux matériaux, considérés comme stratégiques, sont au cœur de la politique protectionniste que Donald Trump entend renforcer. « J’ai estimé qu’il était nécessaire d’augmenter les droits de douane sur l’acier et l’aluminium afin d’ajuster les importations […] pour s’assurer qu’elles ne mettront pas en péril la sécurité nationale« , a expliqué le Républicain.
Augmenter les dépenses militaires
Le mot « Europe » n’apparaissait qu’une fois dans le programme du ticket Trump-Vance : pour aborder le sujet des dépenses militaires. « Les Républicains renforceront les alliances en veillant à ce que nos alliés respectent leur obligation d’investir dans notre défense commune et en rétablissant la paix en Europe« , pouvait-on dans le document de 16 pages.
Depuis des années, le milliardaire critique les Etats membres de l’Otan, les accusant de sous-investir en matière de défense et de compter sur le parapluie de leur allié américain. Donald Trump leur a longtemps reproché de ne pas respecter l’objectif de consacrer 2 % de leur PIB aux dépenses militaires, une cible fixée en 2006. Et le 7 janvier 2025, il a déclaré que les membres de l’Alliance atlantique devaient accroître ce budget de défense à 5 % de leur PIB. « Ils peuvent tous se le permettre« , a-t-il lancé lors d’une conférence de presse dans sa résidence de Mar-a-lago.
Un objectif que beaucoup jugent irréaliste. Parmi les 23 membres de l’Union européenne que compte l’Otan, une large majorité dépasse aujourd’hui le palier des 2 %. La Pologne a plus que doublé cet objectif en 2024, avec un niveau de dépenses atteignant 4,1 % de son PIB. Le déclenchement de la guerre en Ukraine, le 24 février 2022, a notamment poussé les gouvernements de l’UE à mieux investir dans leur défense.
« L’Europe ne peut espérer assurer sa paix et sa sécurité en continuant de dépenser moins que les autres continents ou espaces politiques », a soutenu le président français Emmanuel Macron à l’occasion de ses vœux aux armées, lundi 20 janvier.
Face aux menaces de désengagement des Etats-Unis (qui ont suspendu temporairement leur aide militaire à l’Ukraine entre le 3 et le 8 mars dernier) en Europe, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a présenté mardi 4 mars un plan pour une Europe « plus sûre et résiliente ». Initialement nommé « ReArm Europe » (« Réarmer l’Europe »), ce plan désormais appelé « Readiness 2030 » (« Préparation 2030 ») vise à répondre aux défis sécuritaires auxquels est confronté le continent.
Ce projet prévoit une enveloppe de près de 800 milliards d’euros à mobiliser dans les cinq ans à venir pour moderniser les capacités militaires des Vingt-Sept. Un autre volet majeur du financement concerne la création d’un nouvel instrument de prêt de 150 milliards d’euros, appelé « SAFE », destiné à aider les Etats membres à acheter des équipements militaires européens. Ce mécanisme vise à renforcer l’interopérabilité entre les forces armées européennes, tout en soutenant l’industrie de défense européenne.
Un bouclier de défense européen d’autant plus urgent et nécessaire que dans un document intitulé « Interim National Defense Strategic » (« Orientations stratégiques provisoires pour la défense nationale ») en date du 29 mars, le nouveau secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, redéfinit les priorités militaires des Etats-Unis en accord avec les orientations de Donald Trump. Ce texte prévoit en particulier un retrait significatif des forces américaines en Europe, y compris en cas d’attaque russe. Une intention toutefois relativisée jeudi 3 avril par le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, assurant que les Etats-Unis allaient « rester dans l’Otan« .
Quel avenir pour l’aide américaine à l’Ukraine ?
Le conflit entre l’Ukraine et la Russie est l’autre grand sujet de préoccupation des Européens. Le milliardaire, qui avait souligné à plusieurs reprises vouloir engager des négociations avec Moscou avant sa prise de fonction, promettant de « mettre fin à la guerre en Ukraine en vingt-quatre heures« , s’y est bel et bien employé. Avec un succès très relatif pour le moment.
Le 28 février, une rencontre houleuse à la Maison-Blanche avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exacerbé les tensions, le milliardaire américain accusant son homologue de manquer de volonté pour parvenir à un « accord de paix durable ». En réponse, le chef d’Etat ukrainien a souligné que des garanties de sécurité solides étaient indispensables pour mettre fin à la guerre. Cette divergence a non seulement affaibli le soutien américain à l’Ukraine, mais aussi inquiété les alliés européens concernant l’engagement des Etats-Unis dans cette crise.
Sur le plan militaire, Donald Trump a négocié un cessez-le-feu partiel avec la Russie, limité aux attaques sur les infrastructures énergétiques et maritimes. Ce compromis, bien qu’insuffisant pour stopper les combats au sol, a permis d’ouvrir la voie à une pause temporaire dans les hostilités. Cependant, la Russie a répondu en posant des conditions strictes, comme l’arrêt de l’aide militaire américaine à l’Ukraine et la levée de sanctions économiques, compliquant toute avancée vers une trêve durable. L’administration Trump a utilisé ce cessez-le-feu pour exercer une pression sur l’Ukraine, suspendant temporairement son assistance militaire afin d’obtenir des concessions.
En parallèle, le président américain continue de chercher à tirer parti des vastes ressources en terres rares présentes sur le sol ukrainien pour compenser le soutien financier américain. Un accord sur ces minerais stratégiques est en négociation mais reste difficile à trouver. D’autant qu’une partie importante des gisements se trouve dans des zones occupées par la Russie, compliquant leur exploitation. Les négociations sur les centrales électriques ukrainiennes, en particulier la centrale nucléaire de Zaporijia, occupent également une place centrale dans les discussions entre les Etats-Unis, la Russie et l’Ukraine.
Elon Musk et la régulation du numérique en question
S’agissant des dossiers liés au numérique, les relations transatlantiques pourraient là aussi se tendre un peu plus. Ces dernières années, l’UE a renforcé la modération des réseaux sociaux avec le Digital Services Act (DSA) et limité la domination des géants du web avec le Digital Markets Act (DMA).
Des législations peu appréciées par Elon Musk, propriétaire de la plateforme X (ex-Twitter) et actuel membre du gouvernement de Donald Trump. Celui-ci a connu plusieurs conflits avec la Commission européenne au sujet de l’application du DSA, sur le traitement de la désinformation notamment.
Le patron de Tesla, en charge du ministère de l’Efficacité gouvernementale, travaille sur une mission temporaire destinée à couper dans les dépenses et à abroger des réglementations fédérales. Il s’est récemment illustré par des actions peu amicales vis-à-vis de l’Europe, notamment en s’ingérant dans la campagne des dernières élections allemandes, en soutenant publiquement la candidate d’extrême droite Alice Weidel.
Plus inattendu est le revirement de Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta qui regroupe Facebook, Instagram et WhatsApp. Il semble avoir rejoint la croisade d’Elon Musk contre les législations de l’Union européenne, accusée d’« institutionnaliser la censure », en annonçant une forte réduction de la modération sur ces trois réseaux sociaux le 7 janvier 2025. Trois jours plus tard, le milliardaire a critiqué l’UE pour avoir imposé des amendes massives aux géants américains de la tech, exprimant l’espoir que Donald Trump défende leurs intérêts.
Le Conseil du commerce et de la technologie UE-Etats-Unis est aussi sur la sellette. La plateforme avait été créée en 2021 pour rétablir un dialogue des deux côtés de l’Atlantique sur des sujets comme l’intelligence artificielle ou la cybersécurité. Ce Conseil « a certainement peu de chances de survivre à un second mandat républicain, à moins qu’il ne devienne un club antichinois à part entière« , résument Micol Bertolini et Elvire Fabry pour l’institut Jacques Delors.
Enfin, le secteur du numérique pourrait faire les frais des dernières annonces de Donald Trump sur les droits de douane. Jeudi 3 avril, la porte-parole du gouvernement français, Sophie Primas, a indiqué que l’Union européenne n’hésitera pas à s’en prendre aux géants de la tech pour répondre à la guerre commerciale lancée par les Etats-Unis et Donald Trump. « Nous avons aujourd’hui toute une batterie d’outils et nous sommes prêts à [répondre]« , a-t-elle assuré au micro de la radio RTL.
Douche froide pour le climat ?
L’élection de Donald Trump s’apparente à un recul pour la politique climatique, alors que les Etats-Unis sont le deuxième émetteur de gaz à effet de serre dans le monde, derrière la Chine. Le milliardaire veut augmenter la production d’énergies fossiles en favorisant les forages et la construction de nouveaux pipelines. Il est également revenu sur plusieurs normes antipollution dans le secteur automobile.
Donald Trump a choisi un homme pour mener à bien cette tâche. Le 11 novembre 2024, le président élu a désigné Lee Zeldin à la tête de la puissante Agence de protection de l’environnement (EPA), l’organe qui élabore et fait respecter les politiques environnementales au niveau fédéral. « Nous rétablirons la domination énergétique américaine, revitaliserons notre industrie automobile pour ramener des emplois aux Etats-Unis et ferons [du pays] le leader mondial de l’intelligence artificielle. Nous le ferons tout en protégeant l’accès à l’air et à l’eau propres« , a réagi sur X le Républicain originaire de New York.
Cette situation fragilise aussi la diplomatie climatique. Rapidement après son accession à la Maison-Blanche en 2017, Donald Trump avait décidé de sortir de l’accord de Paris sur le climat, adopté lors de la COP21 fin 2015. Il a récidivé pour son retour aux affaires en 2025. Tout juste investi, le milliardaire a annoncé le retrait des Etats-Unis de ce texte, qui doit engager le monde sur la voie d’un réchauffement planétaire inférieur à 2°C. Sa décision ne pourra cependant être effective que dans un délai d’un an.
Ce choix rétrograde a aussitôt été pointé du doigt par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, affirmant que “l’Accord de Paris demeure le meilleur espoir de l’humanité tout entière”. L’Allemande a fait de la lutte contre le réchauffement climatique l’une de ses grandes priorités avec le Pacte vert présenté en décembre 2019. Loin des ambitions affichées par Trump, la présidence de Joe Biden avait quant à elle été marquée par des politiques significatives et une bonne coopération entre les deux continents sur le plan climatique.
Tensions diplomatiques
Les dirigeants européens ont également été nombreux à réagir à la menace d’annexion du Groenland formulée par Donald Trump le 7 janvier. Un territoire situé entre l’Amérique du Nord et l’Arctique, mais qui appartient au Danemark, membre de l’Union européenne et de l’Otan. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé qu’il n’était « pas question » que l’UE laisse des pays « s’en prendre à ses frontières souveraines ». La Commission européenne a quant à elle qualifié ces menaces d’extrêmement « hypothétiques », tout en soulignant son attachement à la souveraineté des Etats.
Des propos loin de calmer les ardeurs du milliardaire, qui a remis le sujet sur la table le 4 mars 2025, lors de son discours face aux deux chambres du Congrès. Le président américain a garanti que cette annexion se ferait « d’une manière ou d’une autre », tout en promettant aux habitants de cette île autonome de 2,1 millions de km2 prospérité économique et succès. « Nous assurerons votre sécurité, nous vous rendrons riches et, ensemble, nous mènerons le Groenland vers des sommets que vous n’auriez jamais imaginés possibles », a-t-il déclaré. Les Etats-Unis possèdent une base militaire dans le nord-ouest de l’île depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et ont a priori le droit d’augmenter leur présence, tant qu’ils en informent les autorités groenlandaises et le Danemark.
Sur la guerre au Proche-Orient, Donald Trump et Joe Biden ont tous deux revendiqué l’accord de cessez-le-feu annoncé le 15 janvier 2025 entre Israël et le Hamas. L’UE, qui n’a pas été directement impliquée dans les négociations, a salué l’accord tout en se montrant prudente quant à la suite. Un certain nombre de dirigeants européens a rappelé l’engagement officiel de l’Union, favorable à une solution à deux Etats. Une position apparemment peu compatible avec le nouveau plan proposé par Donald Trump en 2025, qui prévoit une prise de contrôle de Gaza par les États-Unis pour en faire une « Riviera du Moyen-Orient ». Une transformation radicale qui nécessite le transfert de 2,4 millions d’habitants vers l’Égypte et la Jordanie.







