Le taux de mariage dans l’UE
Nombre de mariages de l’année rapporté à la population totale moyenne de l’année, en 2023*

En ce qui concerne les mariages, leur taux brut a diminué de 50 % depuis 1964 (première année pour laquelle des données sont disponibles), passant de 8 pour 1 000 personnes en 1964 à 4 en 2023.
La Roumanie et la Lettonie se situent bien au-dessus de cette moyenne, avec un taux de nuptialité de 5,8 et 5,6 en 2023 (pour 1 000 personnes). À l’inverse, peu de mariages ont eu lieu en Slovénie (3 mariages pour 1 000 personnes) et en Italie (3,1). La France se situe également dans la moyenne basse, avec 3,5 unions pour 1 000 personnes en 2023.
Moins de mariages, mais aussi moins de divorces
Depuis 1964, le taux brut de divorce a doublé, passant de 0,8 pour 1 000 personnes à 1,6 pour 1000 personnes en 2023. Le divorce a été instauré progressivement en Europe au cours de la seconde moitié du 20e siècle. En France, le divorce par consentement mutuel a été instauré il y a tout juste 50 ans, le 11 juillet 1975.
Après avoir culminé en 2006, le taux de divorce a légèrement diminué depuis lors. La pandémie de COVID-19 semble également avoir eu une incidence sur cet indicateur, car une légère baisse a été observée entre 2019 et 2020, relève l’office statistique.
Le taux de divorce dans l’UE
Nombre de divorces de l’année rapporté à la population totale moyenne de l’année, en 2023*

En 2023, les taux de divorce les plus bas de l’UE ont été enregistrés en Slovénie (1,0 divorce pour 1 000 personnes), en Croatie (1,1) et en Roumanie (1,2). En revanche, les taux de divorce étaient les plus élevés en Lettonie (2,8 divorces pour 1 000 personnes), en Lituanie (2,5) et en Finlande (2,1). Entre 2022 et 2023, l’indicateur a diminué dans sept pays et augmenté aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Finlande et en Autriche, indique Eurostat.
Il convient de noter que les chiffres les plus récents sont indisponibles pour la France, l’Irlande et Malte. Les données les plus récentes sont celles de 2017 pour Dublin, et de 2016 pour Paris. En effet, dans le cas français, une loi adoptée le 18 novembre 2016 a rendu possible l’enregistrement des procédures de divorces par un notaire. Depuis 2017, les statistiques sur les divorces en France sont incomplètes puisque les procédures qui font appel à un notaire ne sont pas comptabilisées par l’INSEE.
L’âge moyen du mariage en hausse
Les Européens se marient moins fréquemment… et de plus en plus tard. C’est ce que révèlent les données compilées par Eurostat depuis 2014.

Du côté des femmes, Madrid reste en tête : l’âge moyen auquel les Espagnoles se marient est passé de 32,3 ans en 2014 à 34,9 ans en 2023. La France est troisième de ce classement, avec un âge moyen de 34,3 ans (en 2022). Ce chiffre est aussi en hausse en Roumanie, en Pologne, en Bulgarie, en Croatie et en Suède. Néanmoins, dans ces cinq pays, les femmes se marient en moyenne avant 30 ans.

Les données montrent également que les hommes se marient, en moyenne, plus tard que les femmes. L’Espagne est de nouveau en tête du classement : les Espagnols se marient en moyenne à 37 ans, tout comme les Suédois. En 2014, l’âge moyen du mariage était de 34,5 ans pour les hommes en Espagne, et de 35,8 ans en Suède. En 2023, l’âge moyen le plus bas reste en Pologne (30,8 ans) et en Croatie (31,7 ans).
Le mariage a longtemps été reconnu comme la marque d’une unité familiale dans la société, mais Eurostat rappelle qu’une analyse des tendances familiales uniquement fondée sur les données relatives aux mariages et aux divorces est insuffisante. Les alternatives juridiques (PACS, unions civiles…) se sont répandues en Europe et les législations nationales ont aussi évolué pour conférer davantage de droits aux couples non mariés.







