L’Égypte est le premier producteur de blé en Afrique, mais en demeure également le principal importateur. La demande intérieure, soutenue par la croissance démographique entretient cette dépendance envers la céréale qui constitue la principale denrée de base de la population.
En Égypte, les importations de blé devraient s’établir à 12,7 millions de tonnes au cours de la campagne de commercialisation de 2025/2026. C’est ce que projette le département américain de l’agriculture (USDA) dans son dernier rapport publié sur le marché céréalier du pays d’Afrique du Nord.
Le stock annoncé suggère une augmentation de 1,6 %, soit 200 000 tonnes de blé de plus que le volume des importations enregistré au cours de la campagne précédente (12,5 millions de tonnes). Cette projection intervient alors même que la production locale est également attendue en hausse de 200 000 tonnes pour atteindre 9,2 millions de tonnes.

L’USDA met en avant les prévisions de croissance des besoins de consommation alimentaire, semencière et industrielle. D’après l’organisme américain, la consommation de blé en Égypte devrait s’établir à 20,3 millions de tonnes en 2025/2026, soit 300 000 tonnes de plus que l’année précédente.
« La hausse de la consommation de blé destiné à la consommation humaine [FSI] est principalement attribuée à la croissance démographique. En plus de la population locale, l’Égypte accueille également environ dix millions de migrants », souligne le rapport.
Pour son approvisionnement sur le marché international, le pays devrait compter sur ses principaux fournisseurs, notamment la Russie, l’Ukraine et l’Union européenne. En 2024/2025, environ 67 % du volume total de blé importé dans le pays des pharaons provenait de la Russie selon l’USDA.




