En Côte d’Ivoire, l’élevage représente 4,5 % du PIB agricole et 2 % du PIB national. Pour mieux encadrer ce sous-secteur, le gouvernement envisage la mise en place d’un nouveau dispositif de suivi et de contrôle du cheptel.
En Côte d’Ivoire, le ministère des Ressources animales et halieutiques a signé, le lundi 29 septembre, un protocole d’accord avec l’entreprise française Vet’Tronic, spécialisée dans l’identification électronique animale notamment par puces électroniques.
Dans un communiqué publié sur son site, ledit ministère indique que ce nouveau partenariat vise à définir le cadre de la mise en œuvre d’un projet pilote d’identification et d’enregistrement des animaux de rente et de compagnie sur le territoire national.

Cette initiative, si elle se concrétise, devrait permettre de renforcer la gestion du secteur de l’élevage à travers le contrôle de la santé animale. « L’identification des animaux est une obligation légale en Côte d’Ivoire. Elle constitue le seul moyen officiel de reconnaître le propriétaire d’un animal et d’établir un lien formel entre les deux. Ce système permettra également à l’État de garantir la traçabilité des animaux, d’assurer leur suivi sanitaire, de renforcer la sécurité des populations, de protéger l’environnement et de mieux encadrer les pratiques commerciales et les importations », souligne le communiqué.
Pour l’heure, les détails concernant la date de démarrage des travaux et la durée de la phase pilote ne sont pas encore connus. L’enjeu sera notamment de transformer la gestion de la santé animale en un système intelligent, préventif et réactif, capable de limiter les pertes économiques, de protéger les populations et de renforcer la résilience du secteur de l’élevage, notamment face à la recrudescence des épizooties.
D’après les données officielles, le pays a, par exemple, connu entre 2015 et 2023 cinq épizooties de peste porcine africaine (PPA) qui ont occasionné des pertes directes estimées à 9,2 milliards FCFA (environ 15 millions $) dans la filière porcine. En avril 2024, le ministère des Ressources animales et halieutiques déclarait à nouveau un foyer de PPA dans le département de Daloa, situé dans le Centre-Ouest. Selon ses services vétérinaires, plus de 100 000 têtes de porcs ont été abattues pour lutter contre cette épizootie qui aura engendré environ 20 milliards FCFA de pertes financières.







