L’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a franchi une étape décisive dans son projet d’autonomie en annonçant le lancement d’une nouvelle banque d’investissement régionale [5]. Capitalisée à hauteur de 500 milliards de francs CFA, soit environ 895 millions de dollars, cette institution financière est destinée à financer des projets d’infrastructure, d’énergie et d’agriculture dans la région [5]. Cette initiative est perçue comme une tentative de contourner les institutions financières traditionnelles, souvent perçues comme étant sous influence occidentale, telles que la Banque Mondiale ou le Fonds Monétaire International (FMI).
Ce mouvement s’inscrit dans une volonté affirmée de souveraineté économique et monétaire, suite au retrait des trois pays de la CEDEAO et à la remise en question de l’utilisation du Franc CFA [6]. L’objectif est de mobiliser des capitaux pour des projets structurants, essentiels à la stabilité et au développement du Sahel, une région confrontée à des défis sécuritaires et climatiques majeurs. Le succès de cette banque dépendra de sa capacité à attirer des investissements et à garantir une gestion transparente, loin des critiques adressées aux anciennes structures de financement.







