- 16 October 2026
- Updated 16h47
Le Sénégal et la Côte d’Ivoire, champions discrets de l’industrialisation africaine.
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- Max LIPORT
- 14 juillet 2026
- Business & Entreprises
Le Sénégal et la Côte d’Ivoire s’imposent comme les économies les plus industrialisées d’Afrique de l’Ouest. Selon le dernier rapport de la Banque africaine de développement (BAD) intitulé « Indice d’industrialisation en Afrique 2025 », publié le 24 mai, les deux pays occupent respectivement les 8e et 10e places du classement continental, avec des scores de 0,6368 et 0,6173 point, les seuls représentants ouest-africains dans le top 10 africain.
Cette performance les place loin devant le Nigeria (14e) et le Ghana (18e) au niveau continental, et même devant le Kenya (11e), pays le plus industrialisé d’Afrique de l’Est. Plus remarquable encore, le Bénin et le Togo, également membres de l’UEMOA, se classent aux 24e et 25e places continentales, au niveau de la Tanzanie et devant l’Éthiopie. La Mauritanie, le Mali et le Burkina Faso suivent aux 34e, 35e et 36e places continentales. Ils précèdent le Cap-Vert (37e) et le Niger (40e)
Cette supériorité industrielle s’explique par un environnement économique structurellement plus favorable. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire figurent parmi les dix pays africains les plus performants en matière de climat des affaires selon la Banque mondiale, affichent un taux d’inflation maîtrisé d’environ 2% sur la période 2014-2025, contre 17% pour le Ghana et le Nigeria, et se distinguent parmi les moins touchés par la corruption en Afrique de l’Ouest selon Transparency International.
Sur le plan macroéconomique, ces performances se traduisent par des taux de croissance annuels de 6,3% pour le Sénégal et 5,5% pour la Côte d’Ivoire sur la même période, contre 4,3% pour le Ghana et seulement 1,9% pour le Nigeria.
Plus largement, le classement de la BAD confirme la domination de l’Afrique francophone en matière d’industrialisation, avec six pays francophones parmi les dix premiers du continent, une dynamique portée par la stabilité monétaire de la zone CFA, les politiques de transformation locale des matières premières et la multiplication des zones industrielles.








