- 16 October 2026
- Updated 16h47
Le Grand Débat : À qui la faute pour le retard de l’Afrique Francophone ?
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- Max LIPORT
- 4 septembre 2026
- À la une L'Essentiel de l'Afrique
Cette profusion de milliards soulève une question fondamentale : pourquoi le développement de l’Afrique francophone accuse-t-il encore un retard structurel ? Deux écoles économiques s’affrontent.La thèse du pillage extérieur (École Souverainiste) : Portée par le Dr Amadou Seydou, elle soutient que le sous-développement est savamment entretenu par les mécanismes du Franc CFA (arrimé à une monnaie trop forte qui étouffe le crédit local) [bceao.int], par l’extraction brute des matières premières sans valeur ajoutée locale, et par l’austérité historique imposée par les Programmes d’ajustement structurel (PAS) de Washington. La thèse de la faillite interne (École Institutionnelle) : Défendue par la Dre Christiane Ako, elle démontre que le véritable blocage est endogène. Avec 88 milliards de dollars perdus chaque année en flux financiers illicites à cause de la corruption et de la faiblesse des institutions, l’Afrique souffre d’abord d’un déficit de gouvernance et d’une instabilité chronique (coups d’État au Sahel) qui font fuir les capitaux productifs de long terme.
Élysée 2027 et Diaspora : L’arbitrage de l’avenir La donne pourrait à nouveau basculer lors de l’élection présidentielle française d’avril et mai 2027. Les trois blocs politiques parisiens proposent des trajectoires de rupture pour la relation Afrique-France: La droite nationaliste (RN) : Prône une aide publique strictement conditionnée à la maîtrise des flux migratoires et à la délivrance des laissez-passer consulaires. Le bloc central (Libéral) : Souhaite diluer la présence française au sein des grands programmes multilatéraux de l’Union européenne (Global Gateway) et pousser les PME à co-investir.La gauche (LFI / PS) : Exige l’abolition définitive du Franc CFA, le démantèlement des bases militaires résiduelles et l’annulation pure et simple des dettes bilatérales. Dans ce scrutin serré, la diaspora africaine en France (estimée à 3,6 millions de personnes, dont près de 3 millions d’électeurs inscrits) s’impose comme le grand arbitre mathématique. Représentant 5 % à 7 % du corps électoral, sa capacité de mobilisation — ou son abstention chronique (qui frôle souvent les 45 %) — détient la clé du futur locataire de l’Élysée, et donc de la future doctrine africaine de la France.
Conclusion : Le mur du pragmatisme africain Qu’ils choisissent le modèle du Rwanda (classé 1er africain pour son climat des affaires grâce à sa numérisation complète) ou celui de l’Île Maurice (1er pour la qualité de vie et le bien-être), les dirigeants africains imposent désormais une règle d’or : le pragmatisme décomplexé.L’Afrique n’est plus la chasse gardée de personne. Face à la guerre des milliards que se livrent les superpuissances, le continent a appris à faire jouer une concurrence féroce. Pour le FMI, l’Europe ou la Chine, la question n’est plus de savoir combien de milliards injecter, mais d’accepter que ce sont désormais les nations africaines qui dictent les termes de leur propre souveraineté.Pour approfondir cette enquête, souhaitez-vous :Un focus détaillé sur un projet en particulier (ex: le Corridor de Lobito ou la Mission 300) ?Analyser comment la Chine et les BRICS réagissent aux investissements de la SFI et de l’Europe ?Développer les critères stricts du rapport B-Ready pour un pays spécifique où vous envisagez d’investir ?








